étranglement arrière

Étranglement Arrière: Comment attaquer et défendre ?


En MMA et en JJB, l’étranglement arrière est une des techniques des plus essentielles.
Passons en revue cette technique, en défense, comme en attaque.

C’est quoi un étranglement arrière ?

Un étranglement arrière est une technique où le combattant se place derrière son adversaire et serre son cou pour restreindre sa respiration.

En jiu-sitsu brésilien, on nomme cette technique mata-leão, ou « tue lion » en portugais.
Ceci se réfère à la technique qu’Héraclès aurait employée pour vaincre le lion de Némée.

Un étranglement arrière bien placé, en MMA comme en JJB, donne lieu à un arrêt de l’arbitre, car la personne manque d’oxygène et est en danger.

C’est une technique simple à placer dans un combat de débutants, car elle consiste principalement à se faufiler dans le dos de votre adversaire, le reste étant assez simple à réaliser.

Il faut d’abord bien se fixer à votre adversaire, votre ventre collé à son dos, votre tête collée à son dos, épaule ou à son cou, ceci afin d’éviter d’éventuels coups de têtes ou de créer des espaces.

Les pieds sont, quant à eux, crochetés à l’intérieur des cuisses de votre adversaire pour contrôler son bassin.

Il faut ensuite placer un de vos avant-bras sur le cou de votre adversaire (en passant au-dessus de l’épaule), tandis que l’autre bras va tenter d’augmenter cette pression, très souvent en utilisant votre coude, comme sur l’image ci-dessous.

étranglement arrière

Les variantes de l’étranglement arrière

En fonction du placement de l’avant, l’étranglement arrière peut être classé de deux façons :

  • Étranglement sanguin si les artères carotides sont comprimées, car cela limite l’approvisionnement en sang vers le cerveau
  • Étranglement respiratoire si la trachée est comprimée, car, la circulation d’oxygène dans le sang est entravée empêchant ainsi le renouvellement de l’oxygène

L’étranglement arrière peut également être réalisé en utilisant les vêtements de l’adversaire, comme le Gi ou un vêtement suffisamment épais (un blouson par exemple).

Pour cela, tandis que vous êtes derrière lui, il faut placer vos bras en croix sur son kimono.
Il faut les placer bien haut sur son cou.
Vous allez ensuite tirer en croix avec vos deux mains, tout en appliquant une forte pression avec vos avant-bras.

Le principe reste en effet le même.

étranglement arrière avec gi

Comment éviter que l’adversaire nous place un étranglement arrière ?

Tout d’abord, veillez à toujours faire très attention à votre dos.

En JJB, on apprend dès les premiers cours qu’une personne qui est sur notre dos est la pire position possible.

Apprenez donc à toujours faire face et, quand vous serez plus avancé, à apprendre quelques techniques de défense pour toujours avoir un minimum de contrôle pour ne pas se retrouver sur le dos.
Et si cela arrivait, apprendre des techniques pour vous retourner et être dans une position moins dangereuse.

Je vous recommande de prendre le réflexe de se retourner dès que vous sentez que votre adversaire se prépare à prendre votre dos, notamment en utilisant vos hanches au maximum pour vous retourner.

Vous pouvez également l’empêcher de joindre ses mains en saisissant l’une de ses mains ou de ses avant-bras, mais vous serez limité en termes de mouvement.
Le but étant quand même de changer de position, pas de rester dans une position de statu quo.

défense sur étranglement arrière

Si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez également basculer votre poids sur le côté, vous permettant d’avoir votre épaule qui touche le sol.

En étant plus au contact du sol, vous pourrez davantage créer de l’espace (grâce à la langouste notamment) et donc, augmenter vos chances de vous retourner pour éviter l’étranglement arrière.

Les raisons de maitriser l’étranglement arrière

Même si une personne a des chances relativement faibles de laisser l’opportunité de prendre son dos et de placer un étranglement arrière, il est tout de même crucial de savoir le maitriser, ne serait-ce que pour saisir cette chance.

Si jamais vous avez l’opportunité de saisir son dos et d’enchainer sur un étranglement arrière, alors ne réfléchissez pas une seule seconde et placer cette technique le plus rapidement possible.

De plus, lorsque vous êtes sur le dos de votre adversaire, votre adversaire se trouve dans une très mauvaise posture et doit consommer beaucoup d’énergie pour éviter d’être soumis.

C’est aussi l’occasion pour vous de vous reposer dans cette position, tout en maintenant une pression sur votre adversaire.

Cette pression vient aussi du fait qu’il ne voie pas vos mouvements de bras et qu’il est dans l’attente, occasionnant du stress et une forte concentration, l’épuisant encore plus.

Dans un combat de MMA, les deux adversaires peuvent être en striking avant que l’un ne se retrouve à terre, laissant son dos exposé pour un étranglement arrière.

Ce cas arrive par exemple lors d’une chute causée par un déséquilibre, une saisie et, plus rarement, lorsque l’adversaire est légèrement sonné.

Une technique fondamentale

L’étranglement arrière, technique fondamentale du Jiu-Jitsu Brésilien, se révèle être un outil essentiel à maîtriser pour tout pratiquant, que ce soit dans un cadre compétitif ou pour des raisons d’autodéfense.

En comprenant les mécanismes et les principes de cette prise, il devient possible d’appréhender pleinement son efficacité.

Comme évoqué plus haut, en visant la trachée ou les artères carotides, vous obtiendrez deux types de compression, mais ce seront surtout vos placements d’avant-bras qui feront la différence.

Il vous faudra pratiquer de nombreuses fois et sur de nombreux adversaires pour comprendre que, d’une part, certaines personnes supportent plus la douleur que d’autres et, d’autre part, il va falloir vous ajuster en fonction de chaque gabarit.

L’idée dans le JJB, comme dans tous les Arts Martiaux, est de pratiquer une technique dans toutes les situations et avec différentes personnes.

Le but étant que, au bout d’un certain temps, vous maitrisiez tellement cette technique que vous pourriez la faire les yeux fermés, avec un taux d’échec extrêmement faible.

Publications similaires